PRÉCARITÉ. Elle est attestée par plusieurs indices : 34 % des étudiants sont boursiers et 16,7 % ont une activité salariée. Si 87,83 % se disent en bonne ou très bonne santé, 84,6 % déclarant que « cela ne va pas fort » sont des femmes. Affiliés à plus de 89 % à une mutuelle (CMU comprise) – ils étaient 92 % il y a deux ans – moins d'un tiers d'étudiants déclare avoir vu le dentiste au cours des six derniers mois et seulement 14 % un ophtalmo.
ANTIDÉPRESSEURS ET IDÉES SUICIDAIRES. Les étudiants sont stressés : 13 % ont déjà pris des antidépresseurs et les femmes sont plus consommatrices que les hommes. La prise de stimulants (avant les examens) reste limitée (12,3 % mais 16,14 % de femmes). Inquiétantes sont les idées suicidaires reconnues par 21,25 % des étudiants. Argent, amour et études comptent parmi les difficultés : 20,5 % évoquent des problèmes financiers. Les vice-présidents étudiants préconisent la mise en place d'un dispositif d'alerte des services de scolarité pour s'inquiéter des étudiants « absents » ou « défaillants » aux TD.
VICTOIRE SUR LE TABAGISME. Université sans tabac depuis 2006, on ne compte plus que 29,8 % de fumeurs (contre 32,7 % en 2005) avec 6 % de non-fumeurs. Mais parmi les fumeurs (29,8 %), plus de la moitié déclare consommer aussi du cannabis et 61 % boire de l'alcool au moins une fois par semaine. 55 % déclarent fumer plus de 10 cigarettes par jour et 6 % d'étudiants sont d'anciens fumeurs.
CANNABIS. L'addiction au cannabis est bien réelle : 20,6 % sont consommateurs et pour plus d'un tiers (37,1 %) la prise est régulière entre une à dix fois par mois. Ceux qui ont « déjà essayé » sont près d'un sur deux (47,45 %).
JUSQU'À L'IVRESSE. Ils sont 32,95 % à s'enivrer « au moins une fois par semaine » et 3,6 % déclarent consommer « quotidiennement ». Quant 16 % de la population nationale reconnaît avoir été ivre au cours des trois derniers mois, le phénomène concerne près de la moitié des étudiants (46,3 %). Un phénomène plus fort dans les grandes écoles et l'IUT qu'ailleurs. La Médecine préventive préconise la mise en place d'une charte de bonne conduite des soirées étudiantes.
ALIMENTATION. 9 % d'étudiants sont dénutris et l'obésité reste faible (12,7 % de femmes et 15,8 % d'hommes) mais 14,18 % disent avoir un « problème de poids ». 38,7 % disent « grignoter » entre les repas qui sont souvent sautés et la consommation journalière de fruits et légumes reste faible (24 %).
(*) Enquête réalisée entre novembre 2006 et mars 2007 auprès de 527 étudiants en cycle licence, des différentes UFR, écoles et instituts de l'université François-Rabelais et de l'Escem, sous l'autorité du Dr Hamed et du Pr Rush du laboratoire de santé publique de la faculté de médecine. Pascaline Brion, étudiante en master 1 de gestion et promotion de la santé, en a fait son mémoire.
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