mercredi 20 janvier 2010

Les grandes écoles font de l’origine sociale une condition de recrutement ?

Dans un texte, rédigé par la Conférence des grandes écoles (CGE) et diffusé le 23 décembre, elle déclare craindre que l'Etat, en imposant à chacune un quota de 30 % de boursiers, fasse baisser le niveau de ces Grandes Ecoles.
Elle nous prouve qu’il existe une véritable fracture sociale dans l’enseignement supérieur entre les boursiers, condamné dans leur choix d’orientation, et les autres qui auraient accès aux grandes écoles. Si ces boursiers sont moins bons que leurs camarades non boursiers, et cela reste à prouver, on peut se poser la question du pourquoi et du comment.
Il faut d’abord répondre à cette question : qui sont ces élèves boursiers ?
Des jeunes adultes en rupture parentale, issues d’une éducation monoparentale, ayant des parents en détresse financière font partis de ceux-là.
On peut alors se poser la question suivante : pourquoi sont-ils moins bons que les non boursiers ?
Ils travaillent en plus pour se nourrir, pour se loger ou pour étudier tout simplement. Ils étaient mal partis à réviser leur devoir et le bac avec leur 2 ou 3 frères et sœurs dans la même chambre par manque de place. Leur parents n’avaient pas eux même fait de grande études, ils n’avaient pas les compétences à les aider dans leurs devoirs, ils n’avaient pas le même accès à la culture. Beaucoup de facteurs sociaux peuvent expliquer ce fossé.
Alors que faire ? Faut-il faire de la discrimination positive ? Obliger ces quotas ?
Il y a deux solutions pour moi. Soit on s’attaque aux conséquences, soit on s’attaque aux causes. Et là deux politiques diffèrent, comme pour l’insécurité certains s’attaquent aux conséquences (répression) et les autres aux causes (prévention). Si de s’attarder sur les conséquences est une méthode efficace pour le court terme, elles n’en diminuent pas le phénomène. Cela consisterait à dire que nous ne pouvons rien faire en amont et donc imposer ce genres de quotas ; s’attaquer aux causes serait de réduire cette fracture qui existe, ce serait de mettre en place des soutiens gratuit dès la primaire pour des élèves en difficulté et ne pas supprimer le RASED, ne pas diminuer le personnel enseignant. Redéfinir le système de bourse, en impliquant mieux les étudiants en rupture familiale, et appliquer un palier maximum pour la demi-part fiscale afin de financer tout ça.

lundi 11 janvier 2010

Remplacement de médecins

Sur l'agglomération Drouaise il y a 30 médecins, 15 vont partir en retraite d'ici cinq ans.
Peut-on espérer un geste de l'ordre des médecins?

Deux médecins seulement prennent de nouveaux patients. Et je n'irais plus jamais, même en urgence, voir l'un d'eux. L'Eure et loir et l'agglomération Drouaise restera un désert médical?

lundi 9 novembre 2009

Pôle emplois, entre information et peur...

Je vous avez parlé du courrier électronique que j’avais reçus par le Pôle emplois afin de « compléter » à faible coût l’effectif de l’éducation national sans aucune formation pédagogique.
Nous pourrions débattre sur mon choix personnel de ne pas cautionner cette campagne de mise à mal du système éducatif français. Mais j’aimerai plus vous proposer un deuxième mail.


Ce petit mail bien troublant avait en objet le message suivant :
(2° envoi) Devenez enseignant...

Je reste bien étonné par ce « 2ème envoi ». Pourquoi ai-je eu ce petit mot en plus ? Normalement on pourrait attendre d’un nouvel envoi simple sans pour autant rajouter ce petit mot. Quand on sait qu’au bout de trois propositions du pôle emplois on se fait radié. Ce petit mot n’est pas sans conséquence. Le pôle emplois veut-il faire peur ? Pourquoi insiste t-il autant ?

jeudi 15 octobre 2009

Pôle emplois recherche enseignants... en CDD...


Reçu dans les email automatiques des Monster, pôle emplois, kelljob et autres...

On nous dit depuis plusieurs années que le nombre d'élèves diminue. Que le gouvernement ne remplace pas un enseignant sur deux. Alors pourquoi l'état en a besoin tout d'un coup?

Peut être faut-il comprendre les avantages qu'a une administration à recourir à ce genre de recrutement. C'est juste une question d'argent. Un CDD sera payé que sur le temps passé en cours. Les heures de préparation, de correction, de réunions... qui ne seront plus prise en compte.
les places au concours ont réduit énormément ainsi que les places sur les listes complémentaires (250 l'année dernière à 26 cette année pour la région centre). A force, nous auront deux catégories d'enseignants : les fonctionnaires ayant des emplois stables et des avantages (quoi que..) et des vacataires employés en CDD avec précarité de l'emploi et un statut différent des enseignants.


Ce fonctionnement à deux statuts, que l'on retrouve dans d'anciennes entreprises publiques (EDF, la Poste, GDF, France Télécom, ...), n'a pas, du tout mais pas du tout, fait ses preuves.

vendredi 2 octobre 2009

Bug Assedic = trop de chômeurs


Étant à la recherche d'emplois, mon devoir est d'actualiser ma situation chaque mois afin de signaler une éventuelle reprise d'activité ou autre pour toucher l'allocation chômage.
Depuis deux trois mois les serveurs sont pris d'assaut le jour de l'ouverture de cette actualisation.
On peux alors se demander si de même que les personnels du pôle emplois sont débordés, les serveurs de ce même organisme le sont aussi.

vendredi 17 juillet 2009

Réunion de quartiers à Vernouillet

C’était l’occasion pour le maire et l’équipe municipale de rencontrer les habitants et d’exposer les chantiers, tant urbain que sociaux ou culturels, réalisés ou à venir.
Si ses chantiers étaient connus pour ceux qui assistent aux conseils municipaux, cette réunion c’est transformer par moment, en particulier vers la fin, en bureau des pleurs. C’est dans ce genre de situation que l’on se dit que le Maire est considéré par la population comme le responsable de tout.
Certains problèmes, pourtant, ne peuvent lui être imputés, ainsi qu’à son équipe municipale. Je suis dans un quartier appartenant à une société HLM. Rien ne peut être fait par le Maire. Seule la société HLM peut mettre des filets pour retenir les ballons et les enfants leur courant après sur la route.
Plusieurs plaintes se sont portées sur le non civisme des habitants pour le stationnement et le respect des limitations de vitesses. Ces points sont purement du ressort du civisme individuel et de la police. Le Maire ne peut pas se mettre dans chaque voiture. La plupart des mots prononcés hier ne sont pas à imputer au Maire et à sa politique. Ha si, un individu un peu extravagant nous a sortie à plusieurs reprises :
« Il y en a que pour les pauvres ici… »
Comme quoi le Maire ne peut pas contenter tout le monde …

jeudi 26 mars 2009

Vernouillet

Hier j'ai pu vivre l'expérience de comparer deux conseils municipaux. En effet, J'avais déjà assisté à celui de Saint Cyr-sur-Loire (37), hier j'ai suivi celui de Vernouillet (28).
Première chose qui frappe c'est la composition de ces conseils :
1er adjoins est un homme à St Cyr et une femme à Vernouillet. La loi sur la parité est d'ailleurs bien respectée à Vernouillet. Mais le plus frappant reste la pluralité culturel de celui de Vernouillet. C'est là ou je me suis dit qu'a force de vivre dans leur sanctuaire les Saint Cyriens doivent être privés de formidables ouvertures sur le monde.

Sur le fond, Vernouillet applique depuis 4 ans consécutif aucune hausse de l'impôt local. Cependant cette politique peut être non lisible quand le département engage une augmentation de 7% cette année.

Quand Saint Cyr effectuent des opérations urbano-financières, Vernouillet met le paquet sur les logements sociaux et l'accès à la propriété avec de belle offre sur le prix des terrain diminué de 20 000€ que le prix conseillé.

Comment ne pas se sentir mieux à Vernouillet qu'à Saint Cyr?

mercredi 4 février 2009

La journée de LOU 3 septembre 2014 (trouvé sur le net)

LOU est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son cousin, éculée, tachée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d'une grande marque.

La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe. Trop de bruit. La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congé maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu'elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée il y a 3 semaines, puis est partie en congés. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l'intérimaire avant elle, il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal.

Du coup LOU ne comprend pas pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades.

On l'a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation.

Il devra rester de 12h à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame pendant le soutien ; son ventre gargouillait.

Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l'a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.

Il a commencé l'école l'an dernier, à 5 ans. L'école maternelle n'est plus obligatoire, c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école. Son cousin Brice a eu plus de chance ; il est allé à l'école à 3 ans mais ses parents ont dû payer. La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus, place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel.

Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie.

L'école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès.

Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires.

Mais LOU a toujours plus de chance que son voisin Kévin ; il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l'école, pour aider son grand- père qui n'a presque plus de retraite.

LOU est au fond de la classe. La chaise à coté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base élèves. Il ne reviendra jamais. LOU n'oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police,) à coté de son père menotté. Il paraît qu'il n'avait pas de papiers...
LOU fait très attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère.

Du fond, LOU ne voit pas très bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens. L'an prochain LOU devra prendre le bus pour aller à l'école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L'EPEP (Etablissements publics d'enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d'enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre école.

LOU se demande si après le CM2 il ira au collège ou en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier sont moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par coeur. Mais sa mère dit qu'il n'y a plus de travail, que ça ne sert à rien. Le père de LOU a dû aller travailler en Roumanie, l'usine est partie là -bas. Il ne l'a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s'appelle à cause de la mondialisation. Pourtant la vieille dame disait hier que c'était très bien la mondialisation, que ça apportait de la richesse. Ils sont fous, ces Roumains !

Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune cousine de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse d'école, dans la classe de Monsieur Luc. Il remplace Monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c'était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec de vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner. Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café car sa formation n'est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et bac +5, servir des bières le soir, faire classe la journée, c'est épuisant». Surtout qu'elle dort dans un salon chez LOU, elle n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer.

Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale avec l'abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d'Arc et les dix commandements par coeur. C'est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien.

LOU se demande pourquoi il est là ,
> - Pourquoi Saïd a dû partir,
> - Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit,
> - Pourquoi et comment les usines s'en vont en emportant le travail,
> - Pourquoi ils sont si nombreux en classe,
> - Pourquoi il n'a pas une maîtresse toute l'année,
> - Pourquoi il devra prendre le bus,
> - Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages,
> - Pourquoi on le punit ainsi,
> - Pourquoi il n'a pas de lunettes,
> - Pourquoi il a faim.

jeudi 18 septembre 2008

Darcos, la maternelle et les couches

Darcos, la maternelle et les couches
Vidéo envoyée par rue89

http://www.rue89.com

Quel méconnaissance du travail effectué en maternelle par les enseignants. Le gouvernement veux faire des économies seulement des économies. Ou est passé le bien de l'enfant?

mardi 9 septembre 2008

Mauvaise gestion pour la rentrée du rectorat centre et du ministère de l'éducation nationale

Le jour de la rentrée des primaires et des maternelles, 49 personnes de la liste complémentaire du concours IUFM (pour devenir professeur des écoles) on été appelés pour aider les titulaires. De plus on apprend que, dans le département de l'Eure et Loir, 700 élèves se sont inscrit en plus par rapport à l'année dernière.

Après ses constats, on peu se demander toutefois si la rentrée à bien été organisé et si même la politique de suppressions de poste est bien nécessaire.

50 postes ont été enlevés de la liste principale par rapport à l'an dernier et 49 sont recruté en plus sur liste complémentaire avant la rentré. Il va falloir s'expliquer.
De plus, une semaine après, ce n’est pas moins que 79 personnes qui ont été recrutés sur liste complémentaire. Il est prévu en Indre et Loire une session de recrutement en novembre et en février avec 50 personnes en tout. A ce rythme là, le ministère va recruter comme dans l'ile de France des enseignants à la retraite.

On peut se poser maintenant la question de savoir si la politique de suppression de poste dans l'éducation nationale est une bonne chose.

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