jeudi 26 mars 2009

Vernouillet

Hier j'ai pu vivre l'expérience de comparer deux conseils municipaux. En effet, J'avais déjà assisté à celui de Saint Cyr-sur-Loire (37), hier j'ai suivi celui de Vernouillet (28).
Première chose qui frappe c'est la composition de ces conseils :
1er adjoins est un homme à St Cyr et une femme à Vernouillet. La loi sur la parité est d'ailleurs bien respectée à Vernouillet. Mais le plus frappant reste la pluralité culturel de celui de Vernouillet. C'est là ou je me suis dit qu'a force de vivre dans leur sanctuaire les Saint Cyriens doivent être privés de formidables ouvertures sur le monde.

Sur le fond, Vernouillet applique depuis 4 ans consécutif aucune hausse de l'impôt local. Cependant cette politique peut être non lisible quand le département engage une augmentation de 7% cette année.

Quand Saint Cyr effectuent des opérations urbano-financières, Vernouillet met le paquet sur les logements sociaux et l'accès à la propriété avec de belle offre sur le prix des terrain diminué de 20 000€ que le prix conseillé.

Comment ne pas se sentir mieux à Vernouillet qu'à Saint Cyr?

mercredi 4 février 2009

La journée de LOU 3 septembre 2014 (trouvé sur le net)

LOU est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son cousin, éculée, tachée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d'une grande marque.

La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe. Trop de bruit. La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congé maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu'elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée il y a 3 semaines, puis est partie en congés. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l'intérimaire avant elle, il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal.

Du coup LOU ne comprend pas pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades.

On l'a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation.

Il devra rester de 12h à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame pendant le soutien ; son ventre gargouillait.

Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l'a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.

Il a commencé l'école l'an dernier, à 5 ans. L'école maternelle n'est plus obligatoire, c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école. Son cousin Brice a eu plus de chance ; il est allé à l'école à 3 ans mais ses parents ont dû payer. La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus, place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel.

Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie.

L'école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès.

Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires.

Mais LOU a toujours plus de chance que son voisin Kévin ; il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l'école, pour aider son grand- père qui n'a presque plus de retraite.

LOU est au fond de la classe. La chaise à coté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base élèves. Il ne reviendra jamais. LOU n'oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police,) à coté de son père menotté. Il paraît qu'il n'avait pas de papiers...
LOU fait très attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère.

Du fond, LOU ne voit pas très bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens. L'an prochain LOU devra prendre le bus pour aller à l'école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L'EPEP (Etablissements publics d'enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d'enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre école.

LOU se demande si après le CM2 il ira au collège ou en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier sont moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par coeur. Mais sa mère dit qu'il n'y a plus de travail, que ça ne sert à rien. Le père de LOU a dû aller travailler en Roumanie, l'usine est partie là -bas. Il ne l'a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s'appelle à cause de la mondialisation. Pourtant la vieille dame disait hier que c'était très bien la mondialisation, que ça apportait de la richesse. Ils sont fous, ces Roumains !

Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune cousine de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse d'école, dans la classe de Monsieur Luc. Il remplace Monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c'était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec de vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner. Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café car sa formation n'est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et bac +5, servir des bières le soir, faire classe la journée, c'est épuisant». Surtout qu'elle dort dans un salon chez LOU, elle n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer.

Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale avec l'abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d'Arc et les dix commandements par coeur. C'est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien.

LOU se demande pourquoi il est là ,
> - Pourquoi Saïd a dû partir,
> - Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit,
> - Pourquoi et comment les usines s'en vont en emportant le travail,
> - Pourquoi ils sont si nombreux en classe,
> - Pourquoi il n'a pas une maîtresse toute l'année,
> - Pourquoi il devra prendre le bus,
> - Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages,
> - Pourquoi on le punit ainsi,
> - Pourquoi il n'a pas de lunettes,
> - Pourquoi il a faim.

jeudi 18 septembre 2008

Darcos, la maternelle et les couches

Darcos, la maternelle et les couches
Vidéo envoyée par rue89

http://www.rue89.com

Quel méconnaissance du travail effectué en maternelle par les enseignants. Le gouvernement veux faire des économies seulement des économies. Ou est passé le bien de l'enfant?

mardi 9 septembre 2008

Mauvaise gestion pour la rentrée du rectorat centre et du ministère de l'éducation nationale

Le jour de la rentrée des primaires et des maternelles, 49 personnes de la liste complémentaire du concours IUFM (pour devenir professeur des écoles) on été appelés pour aider les titulaires. De plus on apprend que, dans le département de l'Eure et Loir, 700 élèves se sont inscrit en plus par rapport à l'année dernière.

Après ses constats, on peu se demander toutefois si la rentrée à bien été organisé et si même la politique de suppressions de poste est bien nécessaire.

50 postes ont été enlevés de la liste principale par rapport à l'an dernier et 49 sont recruté en plus sur liste complémentaire avant la rentré. Il va falloir s'expliquer.
De plus, une semaine après, ce n’est pas moins que 79 personnes qui ont été recrutés sur liste complémentaire. Il est prévu en Indre et Loire une session de recrutement en novembre et en février avec 50 personnes en tout. A ce rythme là, le ministère va recruter comme dans l'ile de France des enseignants à la retraite.

On peut se poser maintenant la question de savoir si la politique de suppression de poste dans l'éducation nationale est une bonne chose.

dimanche 20 juillet 2008

Des pressions sur les enseignants pour accepter de travailler plus

Comme on pouvait se douter, la mise en place des heures supplémentaires dans l’enseignement ne se fait pas sans heurt. Je dirais même plus sans pressions.
Un ami enseignant la SVT en collège à Lyon m’a dit que les enseignants de leur collège subissaient des menaces par leur principal. Celui-ci ayant eu la bonne idée de leur conseiller d’accepter les heures supplémentaires proposés sous peine de voir leur emploi du temps modifier pour que celui-ci devienne un calvaire pour les professeurs.
J’ai eu la confirmation que ces agissements répréhensible par la loi ne sont pas isolé ni limité au secondaire. Deux professeurs des écoles m’ont certifié qu’ils avaient eux aussi des pressions de leur inspecteur d’académie pour accepter ces heures supplémentaires.

Il me semblait que Mr N.S. voulait que ces heures supplémentaires soient volontaire.
Alors que fait-il pour mettre fin à ces pressions. A moins qu’il ait besoin que son système marche. Dans ce cas là on peu facilement imaginer :

Le président veut que sa réforme marche
Le ministre à peur de décevoir le président
Le ministre fait pression sur les recteurs d’académie
Les recteurs font pression sur les proviseurs, principaux et inspecteurs.
Ceux-ci ne veulent pas être mutés long et nuls part.
Ils font pression sur les enseignants.

Sachant cela, j’aimerai que l’on me dise le bien fondé de pressions de la sorte. J’aimerai bien que chacun d’entre nous connaissent la réalité du métier d’enseignant. Les préparations de cours (surtout vu le rythme des changements de programme d’année en année). Les parents qui se déchargent de l’éducation de leurs enfants et qui critique le travail fait par les enseignants. Que les idées reçus cessent, sur les vacances (les enseignants sont payés 10 mois étalés sur 12), sur leurs horaires (nombre sont les heures de préparations et corrections chez eux soir et WE).

Moins d’enseignants, plus d’heures, plus de pressions, cela ne vas pas aider les vocations.

Discrimination à l’éducation nationale ?

Pensant, ma fiancée et moi, à donner la vie et transmettre mon nom sur une autre génération mi 2009, nous avons été très déçu.

Acceptée sur la liste complémentaire après avoir tentée le concours de deuxième année d’IUFM, ma fiancée et moi avons dû nous résigner à déplacer ce beau projet. En effet nous avons appris qu’une jeune femme en PE2 (2eme année d’IUFM) avait eu une note éliminatoire lors de son mémoire arrivant après l’annonce de sa grossesse. Les notes brillantes tout au long de l’année n’auront rien changées.

La vie ne tenant qu’à un concours, nous avons décidé de céder à la peur face à cette discrimination.

lundi 23 juin 2008

Fête de la musique 2008

Fête de la musique 2008
Vidéo envoyée par csavantfou

mercredi 11 juin 2008

Les niches fiscales : même tarifs que les alocations chômage?

Mme Lagarde émet des doutes sur le "plafonnement global" des niches fiscales

LEMONDE.FR avec AFP | 11.06.08 | 06h53




A croire que tout les Français ne sont pas à la même enseigne.

dimanche 18 mai 2008

Xavier Darcos où comment remplacer 11.200 enseignants par 1.500 assistants d'éducation :

Xavier Darcos à averti d’un coté le recrutement de 1.500 assistants d’éducation pour 10% des lycées afin d’apaiser les tensions des syndicats lycéens (FIDL et L’UNL). Mais cela a été l’occasion d’annoncé un "dispositif expérimental de réussite scolaire au lycée" dans 200 établissement avec de grande difficultés pédagogique.

Pour mettre en œuvre ce plan, le ministre compte utiliser les heures supplémentaires, des assistants d’éducations et des "étudiants de master se destinant aux métiers de l'enseignement".

Si le recrutement des ces assistants est une bonne chose, il ne s’agit que de l’annulation de la diminution de ceux-ci depuis 6 ans. Je ne parlerai pas de la motivation et des possibilités des enseignants pour combler toutes les heures supplémentaires qu’il faudra pour mettre en place ce plan, mais je parlerai plutôt du recrutement des élèves concourant aux CAPES.
Aujourd’hui la pour pouvoir se présenter aux concours des CAPES il faut être titulaire d’une licence (Bac +3). Pour Xavier Darcos, la masterisation des concours de recrutement des enseignants et acquis.

D’une cette logique de masterisation est une aberration. J’y reviendrais dans un prochain billet (je suis en pleine rédaction d’un dossier sur le sujet). Les étudiants ont malheureusement dans l’année de préparation aux concours peu de temps à consacrer aux autres (expérience personnel).

Le plus grave, c’est que X.D. enlève des enseignants qualifiés pour les remplacer par des assistant d’éducation ou des étudiants (malgré le niveau de leur compétence) pour faire leur métier (le nombre d’heure d’enseignement vas diminuer). Bien sûr l’état ne paye pas des assistants ou des étudiants le même prix qu’un enseignant. Dans la politique de réduction des coûts, sous le signe de la rigueur, nos adolescents en difficultés auront une éducation au rabe.

mercredi 9 avril 2008

Et si nous avions des doutes ?

La droite est au pouvoir depuis 6 ans, mais mon attention va se porter sur le mandat de Mr N.S. J'ai entendu des personnes, ayant voté pour lui l’année dernière, me disant qu'il n'était pas pour les riches, qu'il allait aider les personnes plus en difficulté.

Aujourd'hui, après l'annonce des 166 mesures de rigueur économique, nous pouvons nous poser la question suivante :

Le désengagement de l'état dans le logement social, les APL, le RSA et l'éducation ne reflète-t-il pas le vrai visage de la droite ? Quand des choix économique sont à faire, à qui prendre l'argent ?

Mr le président vient de nous en apporter la réponse.

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